La ville de Yaoundé a été le théâtre ce vendredi 22 août 2025, de la cérémonie marquante la de présentation officielle du Livre Vert, fruit des travaux de la première édition de l’Okwelians Summit qui s’est déroulé en il y’a quelques mois à Yaoundé. Un projet Porté par Me Jacques Jonathan Nyemb, et par ailleurs coordoné scientifiquement par un collectif d’experts. Ce livre vert se veut un outil de réflexion et d’action complémentaire à la Stratégie Nationale de Développement 2030 (SND30).
Une démarche participative et multi-acteurs
Le Livre Vert, présenté comme un « think-do-tank », s’appuie sur les quatre piliers majeurs de la SND30 et se distingue par son approche participative et inclusive. « L’objectif était de mettre en place des pistes de réflexion et d’action collective. Aujourd’hui, il s’agit d’aller au-delà de la restitution et de favoriser une appropriation par toutes les couches sociales », a souligné Me Nyemb, président de l’initiative.

Ce livre a bénéficié d’une contribution de plus de 300 participants issus de 20 pays, réunis à Yaoundé lors du sommet qui s’est déroulé du 19 au 21 mars 2025. Des institutions nationales et internationales – telles que le ministère de l’Économie, de la Planification et de l’Aménagement du Territoire, la Banque des États de l’Afrique Centrale (BEAC), le Réseau des Villes Camerounaises, et plusieurs partenaires privés – ont apporté leur soutien à cette démarche collective.

Le livre aborde les défis sociaux et économiques de l’heure
Les intervenants, dont le Pr Youssouf ont insisté sur les enjeux critiques relevés dans le Livre Vert :
Un chômage des jeunes en forte progression, avec une majorité de Camerounais de moins de 25 ans concernés.
Une pauvreté persistante touchant près de 9 millions de personnes en 2021.
Des déficits structurels, notamment une balance commerciale déficitaire de plus de 2 milliards FCFA en 2024.
Une faible part de l’investissement en recherche et développement, limitée à 0,8 % du PIB en 2020.
Face à ces défis, le Livre Vert propose des solutions innovantes, centrées sur l’adaptation de la formation professionnelle, la promotion de l’innovation sociale, l’implication de la jeunesse et la création d’écosystèmes entrepreneuriaux dynamiques.

Un engagement pour la résilience et la prospérité partagée
Le président de l’initiative a rappelé que l’Okwelians Summit entend se positionner comme une plateforme collaborative et disruptive, capable de « faire interagir des acteurs qui n’ont pas l’habitude de se retrouver ensemble ». L’ambition est claire : transformer la résilience camerounaise en prospérité partagée, en débouchant sur des engagements concrets et des initiatives de terrain.

« Le Livre Vert n’est pas une fin en soi, mais le début d’une aventure collective qui doit se poursuivre par la sensibilisation et la mise en pratique », a conclu Me Nyemb, face à la presse, appelant les médias, la société civile et le secteur privé à relayer et à s’approprier cette vision.